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Un lifting avant 40 ans : c’est possible ?

Cette intervention a longtemps été réservée aux femmes mûres, au-delà de 55 à 60 ans. Des décollements cutanés importants devaient alors être effectués pour retirer les excès de peau liés à la perte d’élasticité. Aujourd’hui, on sait que le lifting peut parfois bénéficier d’une indication plus précoce.

 

Qui est concerné ?

Une dissonance entre le visage et le corps

Un relâchement notable peut apparaître dès l’âge de 37 ou 38 ans chez certaines femmes. Le corps et les mains conservent leur jeunesse, mais le visage prend un aspect plus fatigué. L’ovale perd sa netteté, quand des excès de peau se forment au niveau des bajoues et des commissures des lèvres. Ce décalage peut être rééquilibré par un lifting.

Quand la médecine esthétique atteint ses limites

En attendant le « bon âge » pour pratiquer un lifting, ces patientes se voyaient proposer des solutions intermédiaires souvent peu satisfaisantes.

Les fils tenseurs en font partie. Qu’ils soient résorbables ou permanents, ils sont posés lors d’une intervention délicate aux suites douloureuses, pour des résultats qui ont de fortes chances de décevoir. Les effets des fils résorbables, en particulier, s’estompent rapidement.

Les injectables sont également inadaptés à ce type de cas. La toxine botulique ne corrige pas l’affaissement, et les injections d’acide hyaluronique conduisent trop fréquemment à un résultat disgracieux. Apporter du volume crée bien sûr un certain soutien, lorsque le relâchement est léger, mais cet acte alourdit également le visage. Un comblement excessif des pommettes, en particulier, se traduit par un visage gonflé dans lequel les yeux semblent enfoncés et rétrécis.

 

Quelle est la technique envisagée ?

Le lifting chez la femme jeune s’adresse à des patientes dont les volumes du visage se sont affaissés prématurément, alors que la peau demeure plutôt tonique.

Le lifting profond, ou deep plane, est particulièrement adapté à ce type de profil. Le chirurgien intervient sur le plan profond, sans décollement cutané au niveau de la pommette, de la joue et de l’ovale. Cette approche limite la néo-angiogenèse susceptible d’être induite par un décollement étendu de la peau. Ces micro-vaisseaux peuvent en effet s’avérer disgracieux et nécessiter secondairement un traitement laser.

L’absence de tension cutanée préserve l’élasticité de la peau et évite toute distorsion du sourire. Les cicatrices sont généralement très discrètes, pour un embellissement majeur du visage.

 

Quelles procédures peuvent s’ajouter à l’intervention ?

Des injections de graisse. La lipostructure complète le remodelage du visage d’une façon plus harmonieuse que l’acide hyaluronique. La graisse autologue contient naturellement des cellules souches et des facteurs de croissance, susceptibles de contribuer à l’amélioration de la qualité de la peau. Cet effet anti-âge est généralement considéré comme plus durable que celui du PRP, du sperme de saumon, de la mésothérapie ou de toutes les autres techniques présentées comme « biostimulantes ». Les zones donneuses sont situées sur la face interne des cuisses, au niveau des genoux, de l’abdomen ou encore des hanches. Les complications liées au lipofilling restent rares, mineures et transitoires.

La chirurgie des paupières. La blépharoplastie était traditionnellement réalisée plusieurs années avant le lifting, généralement 5 à 10 ans auparavant. Il est aujourd’hui possible d’associer les deux interventions lorsque l’indication le justifie, offrant un résultat harmonieux et global du visage.

 

Quels sont les avantages d’un lifting avant 40 ans ?

Des cicatrices plus discrètes

Chez les femmes jeunes, le chirurgien peut se limiter à des incisions plus courtes dans les régions temporales et rétro-auriculaires, grâce à une élasticité cutanée encore importante. La cicatrice, essentiellement verticale, remonte jusqu’à se dissimuler dans les cheveux. Il n’est généralement pas nécessaire de prolonger l’incision vers la zone pré-capillaire ou derrière l’oreille, car les excès cutanés restent modérés.

Un résultat plus durable qu’un lifting tardif

La correction est plus simple et plus complète chez ces patientes, la déformation tissulaire étant encore réduite. Avant 45 ans, la qualité des tissus favorise la stabilité du résultat, comparativement à un lifting réalisé sur une peau déjà amincie et fragilisée par le temps. Il n’est pas rare que l’amélioration se maintienne harmonieusement pendant une dizaine d’années.

Le lifting chez la femme jeune est donc possible – et parfois indiqué – avec des résultats généralement très beaux. Ses indications doivent cependant être posées avec rigueur, car il s’agit d’une intervention longue, technique et exigeante.

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