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Lifting : pourquoi il ne faut pas (ou peu) tirer la peau

Les premières techniques de lifting consistaient essentiellement à retendre la peau du visage. Si les plis étaient effectivement lissés, le résultat manquait fréquemment de naturel et pouvait être entaché d’imperfections.

 

Pour éviter l’aspect « étiré » du visage

La peau perd progressivement sa souplesse, à l’image d’un élastique que l’on étire trop souvent, et des excès cutanés se forment avec le temps. Dans les premiers liftings, le chirurgien réalisait donc une incision, décollait la peau, l’étirait, puis réséquait les tissus en excès. Or plus on tire, plus la réserve d’élasticité s’épuise. Le résultat était donc souvent étrangement lisse et figé, loin du naturel que recherchent aujourd’hui les patients.

 

Pour empêcher les cicatrices de s’élargir

Un autre point crucial concerne la cicatrisation. Lorsqu’une cicatrice est soumise à une traction excessive, le corps tente de compenser en produisant un tissu plus épais, parfois boursouflé : on parle de cicatrice hypertrophique. Il ne s’agit pas d’une anomalie de la peau, contrairement aux cicatrices chéloïdes, mais d’une réaction naturelle du tissu à la tension. Dans ces conditions, la cicatrice met aussi davantage de temps à mûrir. Au lieu de s’aplanir en un an environ, elle peut nécessiter plusieurs années pour retrouver une apparence harmonieuse. Le résultat demeure néanmoins souvent visible.

 

Pour qu’elles restent en place

Même lorsque la structure du visage reste bien repositionnée, la cicatrice peut descendre avec le temps. Elle migre le long de la joue et derrière l’oreille, formant parfois des courbes en « U ». Imprévisible et inesthétique, ce phénomène nécessite souvent une révision chirurgicale complexe pour restaurer l’emplacement naturel des cicatrices.

 

 

Pour conserver la forme naturelle de l’oreille

La traction excessive de la peau lors d’un lifting peut également entraîner des déformations du tragus, cette petite saillie cartilagineuse située devant l’entrée de l’oreille, ainsi que du lobe. Celui-ci peut être libre ou attaché, selon la manière dont il s’insère sur la partie basse et externe de la joue. Sous l’effet d’une tension trop importante, un lobe libre peut se transformer en lobe attaché. Pire : un lobe déjà attaché peut s’allonger notablement, donnant des oreilles tombantes et disproportionnées. Ces altérations sont difficiles à corriger et risquent de compromettre durablement l’harmonie du visage.

 

Le deep plane évite ces désagréments

L’un des principaux atouts des liftings modernes, en particulier la technique du deep plane, est de corriger le vieillissement en travaillant uniquement en profondeur. Le chirurgien dissèque et retend les plans musculaires et graisseux à l’origine de l’affaissement. La peau est simplement redrapée et repositionnée sans tension, tandis que l’excédent est retiré. Cette approche réduit considérablement les risques de migration, de cicatrices hypertrophiques et de déformations. Elle préserve également l’élasticité résiduelle de la peau, pour épouser plus naturellement les reliefs et les mouvements du visage.

La réussite de cette technique exige toutefois une dissection profonde complète et rigoureuse. Si elle est insuffisante, la tension se reporte sur la peau, générant les complications que l’on cherche précisément à éviter.

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