Rhinoplastie

Chirurgie esthétique du nez

« Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. » Blaise Pascal.

Le nez est au centre du visage et il est parfois au centre des préoccupations de certaines personnes. Trop grand, trop gros, trop long, trop large, trop plat, trop retroussé, trop épaté, trop rond… Les qualificatifs sont nombreux pour caractériser les défauts d’un nez.
Il est donc particulièrement important de demander aux patients ce qu’ils désirent avant de se précipiter pour proposer un nez que l’on pense sembler lui convenir.

Rhinoplastie

Quel est le but d’une rhinoplastie ?

Le but d’une rhinoplastie est néanmoins d’atteindre certains standards esthétiques tout en conservant une fonction satisfaisante. Pour cela, il faut maîtriser les techniques d’augmentation et de réduction, mais garder à l’esprit que plus un nez sera réduit plus l’anatomie risque d’être modifiée ainsi que la fonction.

Le sens de l’esthétique varie en fonction des civilisations et des cultures mais il existe une stabilité de certains critères et de certaines règles puisque les égyptiens ont les premiers utilisés l’arithmétique dans l’art, établissant des nombres d’or, et que les proportions établies par Léonard de Vinci au XVIe siècle sont celles que nous utilisons encore actuellement.

Un sens artistique même s’il est inné ne peut que bénéficier de l’étude des mensurations et des proportions du visage et la pratique du modelage et de la sculpture peut être d’un apport non négligeable dans l’appréciation de proportions justes et harmonieuses.

Il n’existe pas de formule magique et dans la chirurgie esthétique du nez comme dans d’autres interventions à visée cosmétique, il est indispensable de penser en termes d’équilibre : ce qui est important, ce n’est pas tant le volume que l’harmonie des volumes.

Plus de détails sur la chirurgie esthétique du nez

La première consultation permet d’analyser le nez individuellement et son équilibre dans l’ensemble du visage, afin d’établir le plan de traitement en accord avec chaque demande.

D’une façon générale, il faut se conformer à un désir de rectifications raisonnables et modérer toute demande excessive.

On peut considérer la pyramide nasale comme faite de la juxtaposition de différentes sous-unités qui sont : la racine, le dorsum, les parois latérales, la pointe, la columelle, les ailes.

Ces sous-unités ou « volumes » doivent être équilibrées non seulement entre eux mais avec les autres volumes de la face et en particulier le front, les pommettes, les lèvres, le menton.

Dans le but d’obtenir un tel équilibre il convient parfois d’apporter des modifications appropriées à chacun d’entre eux.

Ainsi on distingue 2 types de chirurgie esthétique du nez :

  • Les rhinoplasties d’augmentation, dites « ethniques », dont le but essentiel est d’augmenter la projection du nez.
  • Les rhinoplasties de réduction, plus classiques, dont le but est de retirer une bosse, de réduire le nez…

 

Après examen des autres structures du visage appréciant proportion et harmonie et dont la réduction où l’augmentation sont parfois associées d’ailleurs, l’un des facteurs essentiels est l’appréciation de la qualité du revêtement cutané.

On peut décrire schématiquement 3 types de peau :

  • Peau d’épaisseur normale, parfois souple, élastique et qui se répartit bien sans excédent, mais parfois la peau est flasque et se laisse facilement pincer du fait d’un tissu sous-cutané assez lâche et du manque d’élasticité. Toute résection du squelette sous-jacent présente ici un risque du fait du manque d’élasticité cutanée.
  • Peau très fine, translucide, notamment chez le sujet âgé qui laissera transparaître la moindre irrégularité où saillie cartilagineuse.
  • Peau épaisse, sans élasticité, masquant les formes des structures sous-jacentes. La palpation, le pincement permettent d’en préciser le degré d’épaisseur.

 

Une fois l’indication chirurgicale posée, la technique opératoire est expliquée en détail et les complications éventuelles sont expliquées.

Des photographies médicales du visages sont prises et une étude « morphing » est alors réalisée. Le but de cette simulation est de présenter à chaque patient les modifications qui semblent être raisonnables techniquement et morphologiquement, afin de s’assurer que la demande n’est pas exagérée et d’éviter les déceptions.

La deuxième consultation permet de répondre aux questions et de s’assurer que l’ensemble des informations ont été transmises et comprises.

L’arrêt du tabac est important afin d’éviter la souffrance cutanée et les problèmes de cicatrisation.

L’éviction sociale dure en général de 2 semaines. Elle est plus importante la 1ere semaine, obligeant parfois au confinement, puis diminue progressivement. La prise en charge médico-chirurgicale est très focalisée sur la réduction de cette éviction sociale par la prévention des ecchymoses (bleus) et des œdèmes.

Les ecchymoses sont prévenues par des protocoles médicaux en accord avec les médecins anesthésistes. Ces protocoles associent :

  • Homéopathie par Arnica avant et après l’intervention
  • Évitement absolu de la prise d’aspirine et d’AINS 10 jours avant l’intervention
  • Acide Tranexamique (EXACYL) par voie locale ou générale pendant l’intervention
  • Maintien d’une tension artérielle stable pendant et après l’intervention

 

Les œdèmes sont également prévenus par des protocoles médicaux en accord avec les médecins anesthésistes.

Un soin particulier est apporté au placement des cicatrices. Le choix du positionnement des cicatrices est déterminé par :

  • Les différentes corrections prévues pendant l’intervention.
  • Les antécédents d’opérations du nez préalables
  • La nécessité de prélever des greffes de cartilage

 

Classiquement les cicatrices sont placées :

  • Dans le nez, c’est ce qu’on appelle la voie fermée. La cicatrice est alors invisible.
  • Au niveau de la columelle, en plus des cicatrices intranasales, c’est ce qu’on appelle la voie ouverte. La cicatrice est alors très discrète, quasi invisible.
  • Au niveau de la base de chaque aile du nez, en plus des cicatrices intranasales, en cas de nécessité de réduction de ces dernières. La cicatrice est également très discrète.

 

Une visite pré anesthésique et une prise de sang sont nécessaires au plus tard 48 heures avant l’intervention.

L’entrée à l’hôpital Américain ou à la Clinique Turin se fait le jour de l’intervention.

Elle dure habituellement 1 à 4 heures :

  • 1 heure en cas de petite correction par voir fermée.
  • 2 heures pour une rhinoplastie complète par voie ouverte
  • 3 à 4 heures en cas de chirurgie esthétique du nez dite « ethnique » nécessitant de prélever du cartilage au niveau des oreilles ou des côtes, ou en cas d’opération du nez secondaire, pratiquée chez les patients insatisfaits de leur première rhinoplastie.

 

Une nuit d’hospitalisation est habituelle sauf si on ne retouche que la pointe du nez. L’intervention peut alors être réalisée en ambulatoire.

Des mèches nasales sont mises en place pour 1 à 3 jours. Une attelle métallique est mise en place pour 8 à 10 jours. La cicatrice columellaire est très souvent laissée à l’air libre.

La sortie est faite après contrôle chirurgical.

La chirurgie esthétique du nez n’est pas une intervention douloureuse, cependant une sensation de gêne ou d’obstruction nasale est habituelle.

Les visites de contrôle ont lieu 2 fois par semaine pendant 15 jours puis s’espacent progressivement. Elles permettent de s’assurer de la bonne cicatrisation, de retirer les mèches, de retirer les fils au niveau de la columelle, et de retirer l’attelle.

Le résultat d’une rhinoplastie apparait au bout de 2 ou 3 mois, mais il faut un an pour obtenir le résultat final en raison de la persistance de l’œdème au niveau de la pointe du nez.

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