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Lifting : à quoi sert la cicatrice sous le menton ?

Ce geste discret est essentiel pour redessiner les contours du menton et du cou.

 

Un geste classique du lifting cervico-facial

L’incision sous-mentale est couramment pratiquée lors d’un lifting du cou (necklift). Elle mesure environ 3 cm et se situe juste derrière le relief du menton, parfois un peu en arrière (1 cm à 1,5 cm), selon la technique choisie. Sa réalisation ne présente aucune difficulté particulière. Fermée avec un fil non résorbable, elle reste totalement invisible dans la majorité des cas.

 

Pour… réduire la graisse sous le menton

Cette  courte incision permet d’accéder directement à la graisse sous le menton et dans la partie haute du cou. Appelée « pré-platysmale », cette graisse superficielle était traditionnellement retirée par liposuccion. Toutefois, de nombreux chirurgiens privilégient désormais un dégraissage réalisé via l’incision sous-mentale, avec des ciseaux chirurgicaux et, si nécessaire, une coagulation. Plus ciblé qu’une liposuccion, il offre un meilleur résultat.

 

Pour… remettre en tension le muscle du cou

Le platysma est le muscle qui recouvre la région sous-mentonnière, ainsi que l’avant et les côtés du cou. Avec l’âge, il se relâche et peut former des bandes verticales visibles, appelées cordes platysmales. La cicatrice sous-mentale donne au chirurgien la possibilité de réaliser une platysmaplastie : il rapproche et suture sous le menton les bords internes du muscle. Cette suture médiane agit comme un véritable « corset » musculaire et redéfinit le cou. Si nécessaire, d’autres gestes peuvent être effectués sur le platysma pour affiner encore le résultat.

 

Pour… retirer la graisse sous le platysma

La région du menton comporte deux plans graisseux :

  • une graisse superficielle, située sous la peau et au-dessus du muscle (graisse pré-platysmale)
  • une graisse plus profonde, présente sous le muscle (graisse rétro-platysmale)

La graisse superficielle peut toujours être aspirée par liposuccion, mais la graisse profonde ne peut être retirée que chirurgicalement, via la cicatrice sous-mentale.

Le chirurgien évalue en consultation la présence de ces deux types de graisse. Une échographie peut également être réalisée pour mesurer leur épaisseur.

 

Pour… libérer les ligaments mandibulaires

Ces petites attaches fibreuses situées de part et d’autre du menton, en avant de la bajoue, relient la peau à l’os de la mâchoire. Les ligaments mandibulaires constituent un obstacle pour les tissus affaissés avec l’âge, ce qui contribue à l’apparition des bajoues. Libérer les ligaments lors d’un lifting cervico-facial permet de redraper la peau sur les côtés du menton de manière plus harmonieuse. La remise en tension est plus efficace, esthétique et durable.

 

Pour… corriger le volume des glandes sous-mandibulaires

Grâce à la cicatrice sous-mentale, il est possible d’accéder aux glandes salivaires sous-mandibulaires. Elles sont relativement volumineuses chez certains patients. Leur relief visible sous l’angle de la mâchoire peut donner au cou un aspect moins net. La résection d’une petite portion de ces glandes peut être envisagée, afin d’améliorer la définition de l’ovale du visage et sa transition vers le cou.

 

Pour… suturer les muscles digastriques

Ce geste est réalisé par la même incision, lorsque le bas du visage et la région sous le menton manquent nettement de définition. Le chirurgien rapproche et suture les deux muscles digastriques, situés en profondeur sous le platysma. Cela contribue à affiner la zone sous le menton, et à améliorer l’aspect du cou.

 

Dans quels cas ces interventions sont-elles pratiquées ?

Le lifting du cou associe classiquement trois de ces gestes : un dégraissage pré-platysmal, la platysmaplastie et la libération des ligaments mandibulaires. Ces étapes permettent de redraper la peau et de retendre le muscle du cou pour un effet lisse et naturel.

Dans les cas plus complexes, l’intervention peut être complétée par la suture des muscles digastriques, et des transections du platysma. Il s’agit de sectionner transversalement le muscle au niveau du pli entre la région sous-mentale et le cou, pour améliorer la définition.

Lorsqu’il faut intervenir davantage, on envisage la plastie des digastriques et le dégraissage sous-platysmal. La résection partielle des glandes sous-mandibulaires reste exceptionnelle.

 

 

 

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