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Deuxième lifting visage

Lifting secondaire ou deuxième lifting

Il est fréquent qu’une patiente se présente dans mon cabinet en consultation, et me rapporte qu’elle a réalisé un lifting cervico-facial, il y a dix ou même vingt ans. 

 A quoi le chirurgien doit-il faire attention ? Comment traiter ce type de patiente et quels gestes techniques effectuer ? 

Rappel des indications du lifting cervico-facial 

Le lifting cervico-facial  est une technique de chirurgie esthétique qui vise à rajeunir le visage, en corrigeant le relâchement de la peau du visage et du cou. Il n’y a pas d’âge “type” pour cette intervention, car elle dépend davantage de la qualité de la peau et de ses déformations, qui peuvent être plus ou moins marquées selon les patient(e)s.

Précautions avant un deuxième lifting

Ce qui est essentiel d’abord, c’est de prendre connaissance puis de s’adapter aux antécédents à la fois chirurgicaux (type de premier lifting et gestes associés) et médicaux de la patiente (procédures d’esthétique médicale non-invasive : produits de comblements, injections, fils de soutien mais également traitements lasers, de radiofréquence, ultrasons, etc. 

S’adapter aux antécédents médicaux

Bien souvent, une patiente qui souhaite réaliser un deuxième lifting a déjà eu recours à des traitements de médecine esthétique  en plus de son premier lifting au cours des années précédentes : fillers résorbables ou non, injections de botox ou encore fils tenseurs, lasers… 

Les fillers non résorbables

Elle a dans la plupart des cas un long passé de traitements médicaux, notamment l’emploi de fillers. Ces derniers peuvent avoir été réalisés avec des produits résorbable habituels, comme c’est le cas aujourd’hui, mais aussi non résorbables, notamment lorsqu’ils ont été injectés il y a de nombreuses années et/ou à l’étranger. 

Le cas échéant, une cartographie par radiographie haute définition spécifique pourra être réalisée afin de localiser le produit et le retirer dans le même temps.

Les injections d’acide hyaluronique (fillers)

En outre, comme évoqué dans un autre article au sujet du lifting cervico-facial, le traitement du relâchement cutané par lifting est souvent associé à des injections de graisse autologue  (appelé également lipofilling ou lipostructure) pour traiter l’atrophie des tissus, et donc le manque de volume, ou leur déséquilibre. 

De fait, il est bien souvent recommandé de ne pas réaliser d’injection de comblement (fillers) à base d’acide hyaluronique dans les mois qui précèdent l’opération de lifting secondaire. 

Dans le cas où cela ait été fait récemment, soit on patiente jusqu’à ce que le produit soit naturellement éliminé, soit on peut le retirer à l’aide d’une substance : la hyaluronidase. 

Les injections de Botox

Si la patiente a régulièrement eu recours à des injections de botox, son visage a naturellement moins vieilli, les effets du botox étant de détendre les muscles responsables par la suite des rides d’expression, principalement au niveau du haut du visage (ride du lion, rides de la patte d’oie, rides horizontales du front), mais pas uniquement. 

Le cas des fils tenseurs, ou fils de soutien, résorbables

Il est important de noter qu’un antécédant d’emploi de fils tenseurs résorbables a quant à lui tendance à créer des réactions fibreuses sous-cutanées, qui peuvent compliquer les gestes chirurgicaux. 

Cela peut aussi être le cas à la suite de l’utilisation d’autres techniques type lasers et autres traitements fibrosants comme l’Ultherapy (les ultrasons). 

S’adapter aux antécédents chirurgicaux

Un premier lifting par SMAS

Il faut être particulièrement vigilant lorsque la patiente a eu recours à un premier lifting par SMAS. En effet, d’autres problèmes peuvent être des antécédents de dissection extensive du SMAS lors de ce premier lifting, ayant eu pour effet de le fragiliser, tout en perturbant l’anatomie même, à savoir le trajet du nerf facial. Une grande prudence s’impose !

Analyse des résultats du premier lifting : cicatrices, déformations

Les problèmes de recul des tempes vont être à prendre en considération quand une cicatrice intra-capillaire a été effectuée lors du premier lifting. En cas de cicatrice intra-capillaire postérieure sans réalignement de la ligne d’implantation des cheveux, on peut éventuellement noter une déformation de l’implantation des cheveux en arrière et cela devra être pris en compte dans les choix techniques du lifting.

Les déformations de l’oreille et du tragus – cette petite structure anatomique de la surface du pavillon de l’oreille – doivent être également être analysés et dans ce cas, on propose à la patiente de recréer les reliefs naturels de l’oreille. 

Enfin, la mauvaise position des cicatrices pré-auriculaires, en particulier la cicatrice pré-tragienne – c’est à dire en avant du tragus –, doit être abandonnée au profit d’une cicatrice passant au sommet du tragus.

Quel lifting pratiquer pour un lifting secondaire ?

Lors d’un lifting secondaire, le plus souvent, il est nécessaire de réaliser un lifting lamellaire avec un traitement sur le SMAS. 

En effet, on ne peut pas tirer sur la peau : elle a déjà été mise en tension avec le premier lifting, et elle a, également, perdu de sa tonicité et de son élasticité du fait de l’âge et du temps. 

En pratique, on se rend compte que l’on ne retire que peu d’excès cutané, aussi le lifting secondaire est-il le plus souvent caractérisé par un geste profond sur le SMAS associé en plus à une redistribution et un repositionnement de la peau. 

Le geste devra toujours être compléter par action sur les volumes du visage, pour éviter le côté trop émacié ou “surgical look”, peu naturel, associé à un traitement complet du front, des tempes et des paupières. 

Parfois, on y associera, en fonction des déformations, un neck lift ou lifting du cou pour améliorer encore la définition du cou, pour un résultat dont l’objectif est toujours le naturel et l’élégance.

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