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Qu’est-ce qui n’est pas traité par un lifting ?

Le lifting cervico-facial est aujourd’hui l’intervention de référence pour corriger le relâchement du bas du visage et du cou. Cette seule opération n’a toutefois pas vocation à traiter tous les signes de l’âge. Le lifting agit sur des zones précises et répond à un mécanisme bien particulier : le relâchement des tissus. Les autres manifestations du vieillissement, comme la perte de volume et les rides, au niveau des lèvres ou encore des paupières, nécessitent souvent des traitements complémentaires.

 

Le lifting restaure les volumes affaissés

Lors de l’intervention, le chirurgien repositionne les tissus profonds qui se sont relâchés avec le temps, en particulier au niveau des joues. Ce geste permet de corriger les bajoues et de restaurer les contours du visage. Il redonne du volume aux pommettes, et améliore la région sus-nasogénienne, ainsi que celle située au-dessus du pli d’amertume. Le lifting agit aussi, dans une certaine mesure, sur le relâchement du cou.

 

Il ne traite pas les lèvres ni leurs contours

Le lifting cervico-facial n’agit ni sur les rides péribuccales, ni sur les modifications liées au vieillissement des lèvres. Ainsi ne corrige-t-il pas l’allongement de la lèvre blanche, qui survient avec l’âge et réduit progressivement la hauteur visible de la lèvre rouge.

Selon les besoins, différentes interventions peuvent donc être associées au lifting. Le lip lift permet de raccourcir la lèvre blanche et de redonner davantage de visibilité à la lèvre rouge, qui paraît ainsi plus pulpeuse. Si nécessaire, le volume peut être encore amélioré. Des injections de graisse sont possibles, avec un résultat toutefois peu durable. L’acide hyaluronique est généralement l’option privilégiée, même si un risque de migration du produit existe. Des séances de laser ou de skinboosters, ces micro-injections d’acide hyaluronique, améliorent également l’aspect de la peau dans cette zone.

 

Les paupières et le front nécessitent d’autres interventions

Les poches sous les yeux, l’excès de peau au niveau des paupières ou le regard fatigué relèvent d’une blépharoplastie.

De la même manière, le lifting cervico-facial ne corrige pas le vieillissement du tiers supérieur du visage. Le relâchement du front, des tempes ou des sourcils peut nécessiter des techniques spécifiques, comme un lifting frontal ou temporal, selon les indications.

 

Une action partielle sur le cou

Le lifting cervico-facial améliore les contours du cou, mais il ne permet pas toujours, à lui seul, d’obtenir une définition optimale. Selon les besoins, il peut être complété par un neck lift afin de traiter plus spécifiquement cette région.

Cette intervention a pour but de réaliser une plastie du muscle peaucier du cou (le platysma), suturé en « corset » afin de recréer un angle cervico-mentonnier plus net. Elle autorise également l’ablation des excès de graisse, y compris en profondeur. Dans certains cas, le neck lift permet aussi de corriger le relâchement de structures musculaires profondes de la région sous-mentonnière, les muscles digastriques, lorsqu’ils participent au manque de définition du cou.

 

L’intervention ne transforme pas la qualité de la peau

Le lifting cervico-facial offre bien sûr un rendu plus homogène du visage, mais il n’efface pas les rides d’expression, qui résultent de l’activité répétée des muscles peauciers. Les altérations de la qualité de la peau liées au vieillissement, au soleil ou au tabagisme, les taches pigmentaires, la perte d’éclat ou les irrégularités de texture nécessitent d’autres traitements. Selon les besoins, ceux-ci peuvent inclure un laser, un peeling ou certaines techniques de médecine esthétique.

 

Les sillons nasogéniens et les plis d’amertume ne disparaissent pas

Le lifting adoucit ces marques en améliorant leur composante liée au relâchement des tissus, mais il ne peut pas les effacer entièrement. Et pour cause : elles résultent aussi d’une perte progressive de volume. Les plis d’amertume présentent également une composante musculaire.

Il est possible de restaurer le volume par un lipofilling complémentaire, ou par des injections d’acide hyaluronique. Pour les plis d’amertume, l’action du muscle DAO (depressor anguli oris), qui tire les commissures des lèvres vers le bas, peut être réduite grâce à des injections ciblées de toxine botulique.

Toutefois, il est important de garder en tête que les sillons nasogéniens font partie de l’anatomie naturelle du visage : ils sont présents dès la naissance et participent aux expressions.  S’il peut être souhaitable de les alléger, ils ne doivent pas disparaître.

 

 

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