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Quelles sont les particularités du lifting secondaire ?

Après un premier lifting réalisé 10 ou 15 ans auparavant, certaines patientes souhaitent renouveler l’opération, et retrouver un visage plus reposé et harmonieux.

Ce lifting se révèle souvent plus complexe. Les tissus ont naturellement poursuivi leur évolution, avec une peau désormais plus fine et plus fragile. Au cours de cette deuxième intervention, le chirurgien peut également être amené à corriger certaines irrégularités ou séquelles issues du premier lifting. Elle nécessite donc une bonne préparation, qui prend aussi en compte les traitements esthétiques antérieurs, en particulier l’acide hyaluronique ou les séance d’Ultherapy.

Cela n’empêche pas le lifting secondaire d’offrir un très beau résultat, rafraîchi et lumineux.

 

L’objectif : remonter les volumes

On ne cherche pas à retirer davantage de peau, puisque l’essentiel de l’excès cutané lié au relâchement a déjà été supprimé lors du premier lifting. Cette deuxième intervention consiste plutôt à restaurer les structures profondes qui se sont affaissées. Le chirurgien aura recours à la technique du Deep Plane, pour repositionner les tissus et les volumes sans exercer de tension excessive sur la peau.

 

Lorsque le premier lifting nécessite des ajustements

Le chirurgien s’adapte aux cicatrices et aux modifications issues de la première intervention.

La première incision a parfois été réalisée dans le cuir chevelu. Avec le temps, cette cicatrice intra-capillaire peut entraîner un recul de la patte chevelue, voire sa disparition, ce qui complique la conception du nouveau tracé.

La portion de cicatrice située en avant de l’oreille peut également poser des difficultés. Lorsqu’elle a été placée trop en avant du tragus, ce petit relief cartilagineux situé devant le conduit auditif, elle peut être reculée dans une zone plus discrète. En revanche, sa correction devient compliquée lorsqu’elle est mal positionnée au sommet du tragus.

Certaines cicatrices se déplacent avec le temps, sous l’effet d’une trop forte tension cutanée. Lorsqu’elles ont simplement migré vers l’avant, un repositionnement reste possible lors du second lifting.

Il existe des erreurs qui sont toutefois plus difficiles à corriger.

Une tension excessive de la peau ou une incision mal placée sous le tragus peuvent créer une déformation durable de cette région. Ce type de distorsion est particulièrement difficile à corriger secondairement.

Les déformations du lobe de l’oreille, quand il se trouve très étiré vers le bas, constituent également des séquelles très complexes à traiter.

Une résection cutanée excessive derrière l’oreille peut avoir effacé le relief naturel du sillon rétro-auriculaire. Le manque de peau dans cette zone complique la nouvelle intervention.

Enfin, un décalage de la ligne d’implantation des cheveux est présent chez certaines patientes, notamment lorsque la cicatrice a été réalisée dans le cuir chevelu selon un tracé en « marche d’escalier ».

 

La seconde intervention doit être préparée

Au-delà de ces spécificités, il est essentiel de prendre en compte l’ensemble des traitements esthétiques réalisés depuis le premier lifting.

La présence d’acide hyaluronique doit être recherchée. Il est préférable de le dissoudre 3 à 4 semaines avant la date prévue de l’intervention, pour une lecture plus fidèle des plans anatomiques, et parce qu’il altère le réseau lymphatique.

Les fils tenseurs peuvent compliquer le geste chirurgical lorsqu’ils sont encore présents dans les tissus.

Enfin, les traitements par ultrasons focalisés, tels qu’Ultherapy, peuvent avoir fragilisé la vascularisation cutanée et majorer légèrement le risque de petites complications de cicatrisation.

Sans contre-indiquer le lifting secondaire, ces éléments imposent une analyse précise et une stratégie opératoire adaptée.

 

Des injections de graisse complètent le lifting

Contrairement à ce qui se pratiquait il y a une dizaine d’années, le lifting secondaire est aujourd’hui très souvent associé à des techniques de restauration des volumes. Les injections de graisse permettent de corriger les creux et d’adoucir l’aspect fatigué du visage.

La nanofat permet plutôt d’agir sur la qualité de la peau. La graisse prélevée est transformée en une émulsion très fine, riche en cellules régénératrices et en facteurs de croissance, puis injectée très superficiellement. Son objectif n’est pas de redonner du volume, mais d’améliorer durablement la texture, la souplesse et l’éclat de la peau.

 

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