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Les complications et les effets indésirables de l’anesthésie

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans les conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication. Comme tout acte médical, l’anesthésie comporte des risques.

C’est la raison pour laquelle toute anesthésie générale ou locorégionale réalisée pour un acte non urgent nécessite une consultation d’anesthésie plusieurs jours avant l’intervention.

 

Anesthésie générale

Le Collège Royal des Anesthésistes britanniques distingue les effets secondaires et les complications selon leur fréquence : très fréquentes (10%), fréquentes (1 %), inhabituelles (1 pour 1000), rares (1 pour 10 000), et très rares (1 pour 100 000).

Complications très fréquentes et fréquentes :

  • Nausées et vomissements : devenus moins fréquents avec les nouvelles techniques et les nouveaux médicaments. Ils font l’objet d’une prévention systématique.
  • Maux de gorge : liés à l’introduction d’un tube dans la trachée (intubation) ou dans la gorge (masque laryngé) pour assurer la respiration pendant l’anesthésie, ils peuvent durer pendant quelques jours.
  • Sensation de faiblesse, vision floue : liées à une hypotension artérielle
  • Frissons : liés au stress, au froid, ou aux médicaments injectés.
  • Maux de tête : ils peuvent être liés à l’anesthésie, à la chirurgie, à la déshydratation ou à l’anxiété.
  • Démangeaisons : elles peuvent être un effet secondaire des médicaments opiacés tels que la morphine, ou bien accompagner une réaction allergique.
  • Douleurs dorsales : liées à la position prolongée sur la table d’opération.
  • Douleurs lors de l’injection : possible avec certains produits anesthésiques.
  • Ecchymoses et douleurs au(x) point(s) de perfusion, rougeur douloureuse au niveau de la veine dans laquelle les produits ont été injectés.
  • Troubles passagers de la mémoire, ou baisse des facultés de concentration : fréquents chez les personnes âgées, ils peuvent survenir dans les heures suivant l’anesthésie générale et sont généralement temporaires (quelques jours ou semaines).

 

 Complications inhabituelles :

  • Infection pulmonaire : plus fréquente chez les personnes qui fument. C’est pour réduire de risque qu’il faut arrêter le tabac le plus longtemps possible avant l’intervention.
  • Problèmes urinaires : à type de rétention d’urines chez l’homme, et d’incontinence chez la femme, ils peuvent nécessiter la mise en place transitoire d’une sonde urinaire.
  • Dépression respiratoire : liée aux médicaments antalgiques, aux produits anesthésiques, ou à un pneumothorax.
  • Blessures des dents, des lèvres ou de la langue : toujours possibles lors de l’intubation.
  • Aggravation d’une pathologie préexistante : telle que le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance coronaire ou vasculaire cérébrale…
  • Conscience de l’intervention : surtout possible lors des phases d’endormissement et de réveil.

 

Complications rares et très rares :

  • Lésions oculaires (cornéennes)
  • Allergie grave à un médicament injecté
  • Accidents liés au passage de vomissements ou de liquide gastrique dans les poumons, très rares si les consignes de jeûne sont bien respectées.
  • Lésion nerveuse. La position prolongée sur la table d’opération peut entraîner des compressions, notamment de certains nerfs, ce qui peut provoquer un engourdissement ou, exceptionnellement, la paralysie d’un bras ou d’une jambe. Dans la majorité des cas, les choses rentrent dans l’ordre en quelques jours ou quelques semaines.
  • Des complications imprévisibles comportant un risque vital comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, sont extrêmement rares.
  • Panne technique d’un équipement d’anesthésie.

 

Anesthésie locorégionale

L’anesthésie locorégionale permet de n’endormir que la partie du corps sur laquelle se déroulera l’opération. Son principe est de bloquer les nerfs de cette région, en injectant à leur proximité un produit anesthésique local.

Après une rachianesthésie ou une anesthésie péridurale, peuvent survenir :

  • Des maux de tête. Ils nécessitent parfois un repos de plusieurs jours et/ou un traitement spécifique.
  • Une paralysie transitoire de la vessie peut nécessiter la pose temporaire d’une sonde urinaire.
  • Des douleurs au niveau du point de ponction dans le dos sont également possibles.
  • Des démangeaisons passagères peuvent survenir lors de l’utilisation de la morphine ou de ses dérivés.
  • Très rarement, on peut observer une baisse transitoire de l’acuité auditive ou visuelle.
  • En fonction des médicaments associés, des troubles passagers de la mémoire ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir dans les heures suivant l’anesthésie.
  • Des complications plus graves comme des convulsions, un arrêt cardiaque, une paralysie permanente ou une perte plus ou moins étendue des sensations sont extrêmement rares. Quelques cas sont décrits, alors que des centaines de milliers d’anesthésie de ce type sont réalisées chaque année.

 

Anesthésie locale

Même l’anesthésie locale comporte des risques, qui sont heureusement très exceptionnels en pratique :

  • Syncope vagale, de loin la plus fréquente de toutes les complications possibles, associant sueurs, pâleur, sensation de malaise…
  • Allergie se manifestant par des signes cutanés (rougeurs, démangeaisons, gonflements), respiratoires (gêne de type asthmatique) et cardiovasculaires (tachycardie, hypotension artérielle).
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Accidents neurologiques à type de convulsions

Interventions liées

Rajeunissement des paupières

Le vieillissement du regard est caractérisé par des paupières supérieures lourdes et creuses et des paupières inférieures allongées avec des poches. La blépharoplastie est la méthode de choix pour lutter efficacement et durablement contre leur vieillissement.

Rajeunissement de l’ovale et du cou

Le vieillissement cervico facial se manifeste par un visage affaissé et un cou relâché. Le lifting cervico facial est la méthode de choix pour lutter efficacement et durablement contre ces relâchements du bas du visage et du cou.

Traitement des tumeurs cutanées

Il a pour but de retirer totalement la tumeur cutanée et de reconstruire la perte de substance de sorte que la réparation se voit le moins possible. Ceci nécessite une compétence et une expérience en chirurgie plastique faciale, en particulier pour certaines localisations comme le nez, les paupières ou les lèvres.

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