Il est naturel de souhaiter retrouver une vie normale rapidement après l’intervention. Une éviction sociale d’une dizaine de jours suffit généralement pour la rhinoplastie ou la chirurgie des paupières. Mais les suites sont un peu plus longues après un lifting, surtout si le chirurgien y a associé un neck lift, un lifting temporal ou frontal, une lipostructure ou une chirurgie des paupières.
Les premiers jours après l’opération
Lors des 4 ou 5 premiers jours, le visage est un peu gonflé. Le patient sent que la peau tire, mais la prise d’antalgiques apporte un net soulagement. L’inconfort diminue ensuite rapidement. Pour limiter l’œdème et favoriser sa résorption, il est recommandé de dormir en position semi-assise, et de manger peu salé et peu sucré. Ce « régime » peut d’ailleurs être adopté quelques jours avant l’intervention. Les drainages lymphatiques, réalisés par un kinésithérapeute spécialisé, débutent vers le quatrième ou le cinquième jour.
Il y a généralement très peu d’ecchymoses, car plusieurs mesures ont été prises afin de les éviter. Au cours de l’intervention, une solution contenant de l’adrénaline est injectée pour provoquer une vasoconstriction, et de l’Exacyl peut aussi être administré, pour réduire encore les saignements. Mis en place par le chirurgien, le filet de contention plaque les tissus dans le même but. Il est retiré après quelques jours.
Le chirurgien et son équipe restent présents pour accompagner le patient durant cette première semaine. Les consultations rapprochées, et les échanges avec les secrétaires et les assistantes permettent de traverser les premiers jours avec sérénité.
L’œdème se réduit nettement dès la deuxième semaine
Une résorption de 50% s’opère pendant les 15 premiers jours, et on atteint 70% au cours du premier mois. La sensibilité a également beaucoup diminué, même si elle est encore un peu présente lorsque l’on touche le visage, ou que l’on tourne la tête. S’il y avait quelques ecchymoses, elles se dissimulent désormais facilement sous un peu de maquillage. C’est le moment où débute le retrait progressif des fils, en commençant par la cicatrice devant l’oreille.
À ce stade, les sorties en journée peuvent paraître encore prématurées, mais rien n’empêche d’aller au cinéma ou au théâtre le soir, pour se distraire et renouer avec une vie sociale. Ces sorties sont même envisageables dès la fin de la première semaine.
La troisième semaine : le retour à la vie sociale
On se sent de mieux en mieux. Il est généralement possible de reprendre progressivement une vie sociale et professionnelle. Le visage peut toutefois encore laisser deviner qu’une intervention récente a eu lieu, car il reste parfois un peu d’œdème visible. C’est surtout le cas chez les patients qui avaient reçu des injections d’acide hyaluronique quelques temps avant l’opération. Cette substance retient l’eau dans les tissus, en particulier dans les régions malaire et orbito-malaire. Une légère sensation de tension peut également persister pendant quelques semaines, notamment au niveau du cou et derrière les oreilles. Les drainages lymphatiques restent utiles, comme le fait de dormir en position semi-assise, et de limiter les aliments trop salés ou trop sucrés. Les ecchymoses ont globalement disparu, et le retrait des fils se poursuit derrière l’oreille.
La « lune de miel »
Entre un mois et un mois et demi après l’intervention, il ne reste plus que 15 à 20 % de l’œdème. Après une première phase de fonte rapide, sa résorption ralentit. Les deuxième et troisième mois correspondent à ce que l’on peut appeler la « lune de miel » du lifting. Le visage conserve une plénitude liée à l’œdème résiduel. La peau semble particulièrement lisse, hydratée et pleine, donnant au visage un aspect très juvénile. Il ne correspond toutefois pas encore au résultat définitif, qui va progressivement s’affiner.
Trois mois et au-delà : le résultat continue d’évoluer
Environ 3 mois après l’intervention, l’œdème s’est presque totalement résorbé. Une très légère persistance peut néanmoins être observée dans certaines zones, en particulier au niveau des poches malaires. Les tissus poursuivent progressivement leur mise en place et les cicatrices continuent de s’affiner et de maturer. Il faut compter environ 9 à 12 mois pour obtenir un résultat définitif.