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Un premier lifting à 80 ans : c’est possible ?

Existe-t-il une limite d’âge ?

Ce n’est pas l’âge chronologique qui prévaut, mais l’âge physiologique, ainsi que la présence éventuelle de contre-indications. En pratique, rien ne justifie d’exclure un patient en bonne santé, sans antécédents significatifs et ne suivant aucun traitement susceptible de compromettre la sécurité ou le bon déroulement de l’intervention.

 

Que peut-on en attendre ?

L’intervention ne ramène pas la fermeté ni les contours d’un visage de 35 ans : ce n’est ni possible, ni souhaitable. Avec le temps et les expositions solaires répétées, la peau perd progressivement son élasticité. Ces altérations sont très marquées aux alentours de 80 à 85 ans. Or, le lifting cervico-facial agit en repositionnant les structures profondes et en corrigeant l’excès cutané : il ne modifie pas la qualité intrinsèque de la peau. Les rides ne sont pas effacées, et le résultat s’avère légèrement moins durable que chez une femme plus jeune.

Toutefois, cela ne signifie pas que l’intervention ne peut pas offrir un très beau résultat. Le visage est indéniablement rafraîchi, allégé et embelli, tout en restant parfaitement élégant et cohérent avec l’histoire de la patiente.

 

Peut-on bénéficier des mêmes techniques de lifting qu’une femme plus jeune ?

La technique doit surtout être adaptée à l’âge et à la qualité de la peau. Le deep plane reste possible en l’absence d’excès cutané majeur. Mais lorsque c’est le cas, il est souvent nécessaire de recourir à des méthodes permettant une résection significative de la peau, et qui impliquent donc des décollements plus étendus.

L’intervention repose généralement sur une dissection classique du SMAS, sans jamais se limiter à une simple traction cutanée, qui exposerait à une durabilité trop limitée. Une prise en charge du cou par platysmaplastie est aussi effectuée. L’opération demeure assez longue, mais elle doit rester compatible avec l’âge et l’état général de la patiente. La durée idéale ne dépasse pas 3h à 3 heures 30, ce qui conduit à alléger légèrement les procédures.

 

L’âge pose-t-il un problème au niveau de la cicatrisation ?

Au contraire, il constitue plutôt un facteur favorable. La réponse inflammatoire de l’organisme diminue avec le temps. Les cicatrices du lifting sont généralement très fines et presque invisibles chez la femme âgée. Par ailleurs, la diminution de l’élasticité cutanée limite les phénomènes de tension et de migration, ce qui réduit le risque de déformation des cicatrices au cours du temps.

 

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