L’une des évolutions les plus récentes du lifting deep plane consiste à réduire encore l’empreinte cicatricielle de l’intervention. Cette technique vise à supprimer l’incision pré-auriculaire, habituellement placée devant l’oreille et soigneusement dissimulée dans ses reliefs naturels.
Où sont les cicatrices ?
Le lifting deep plane classique agit au cœur des structures profondes du visage, en repositionnant les tissus musculaires et graisseux qui se sont affaissés avec le temps. Cette remise en tension permet de restaurer les volumes tout en traitant l’excès de peau. Pour accéder à ces plans anatomiques, l’intervention nécessite habituellement des incisions disposées autour de l’oreille, en avant comme en arrière. La variante décrite ici repose sur la même philosophie chirurgicale, mais cherche à s’affranchir de l’incision située devant l’oreille.
Pour y parvenir, le chirurgien emprunte des voies d’accès différentes. Une première incision, discrètement dissimulée dans le pli situé derrière l’oreille, permet d’atteindre les structures profondes du cou et de la partie inférieure de la joue. Une seconde, réalisée dans les cheveux au niveau de la région temporale, donne accès au tiers supérieur du visage. La cicatrice n’est donc pas supprimée à proprement parler : elle est redistribuée sous la forme de deux courtes incisions, situées au-dessus et en arrière de l’oreille, dans des zones particulièrement discrètes.
Le rôle clé de l’endoscopie
Cette nouvelle technique s’appuie sur les progrès de l’endoscopie. L’endoscope est déjà largement utilisé dans le lifting temporal, où de petites incisions dissimulées dans les cheveux permettent d’accéder aux structures profondes du visage. Grâce à une caméra miniaturisée introduite sous la peau, le chirurgien bénéficie d’une vision précise des structures anatomiques profondes sans avoir recours à de larges ouvertures. Cette visualisation de haute précision facilite l’identification des branches du nerf facial et des vaisseaux sanguins, contribuant ainsi à la sécurité et à la maîtrise du geste opératoire.
Une idée séduisante, mais des indications limitées
Si cette approche est innovante et élégante dans son concept, elle reste très restrictive dans ses indications. Elle concerne avant tout des patients jeunes présentant un affaissement des volumes du visage, sans excès cutané significatif. Dès qu’un relâchement apparaît, même modéré, le résultat devient plus limité, car la technique ne permet pas de traiter efficacement l’excédent de peau.