Certaines pathologies rendent la chirurgie impossible, notamment s’il existe un traitement anticoagulant qui ne peut pas être interrompu. C’est aussi le cas de l’insuffisance cardiaque ou respiratoire. Au-delà de ces situations particulières, des maladies fréquentes et certains médicaments peuvent aussi limiter les indications d’un lifting.
Diabète, hypertension… l’état de santé doit être stabilisé
Il est important que tout problème de santé soit traité et équilibré depuis plusieurs semaines avant d’envisager la chirurgie, ou l’intervention pourrait être reportée. C’est le cas du diabète, qui augmente les risques d’infection, et de l’hypertension, qui favorise les saignements secondaires.
Il faut suspendre certains traitements
Le lifting nécessite l’arrêt provisoire de la prise de certains médicaments, comme les immunosuppresseurs, utilisés pour traiter les maladies inflammatoires, les maladies de système, ou encore les polyarthrites.
Les traitements hormonaux ne sont pas un frein
Tous les médicaments visant à compenser une déficience hormonale, en particulier contre l’hypothyroïdie, sont maintenus sans interruption. C’est aussi le cas, bien sûr, des traitements hormonaux substitutifs (THS).
L’aspirine : une décision au cas par cas
La présence d’une coronaropathie, de stents, ou encore des antécédents d’accident ischémique transitoire (AIT) justifient la prescription au long cours d’aspirine. Le lifting peut se dérouler normalement, si le cardiologue autorise l’interruption du médicament le temps de l’opération. Lorsque ce n’est pas possible, deux cas de figure se présentent. La pathologie peut se révéler incompatible avec une anesthésie générale, et l’anesthésiste est amené à contre-indiquer la chirurgie. Dans le deuxième cas, les patients sont opérés avec leur traitement.
Une intervention adaptée
L’aspirine accroît les risques hémorragiques, c’est pourquoi le chirurgien privilégie les techniques de lifting avec un décollement cutané limité. À ce titre, le deep plane au niveau de la région jugale se révèle particulièrement intéressant. La peau est à peine décollée, le travail se faisant sous les masses graisseuses, en avant des muscles faciaux. Au niveau du cou, le chirurgien limite le décollement pour le réserver aux zones latérales. Cette approche moins invasive contribue à réduire les risques de saignements. Le décollement cervical médian peut toutefois être réalisé dans certains cas. La pose d’un filet sous-cutané contribue alors à éviter l’accumulation de sang sous la peau, et la formation d’un hématome. Il est conservé 5 à 6 jours, une durée légèrement prolongée afin de s’assurer que les tissus s’accolent correctement.