Elles prennent la forme de 4 segments déployés autour de l’oreille. L’objectif est de les rendre aussi indétectables que possible.

Au-dessus de l’oreille: la première branche
La cicatrice précapillaire, discrète et naturelle
Lorsqu’il pratique l’incision, le chirurgien suit le tracé de la patte chevelue, légèrement en amont des premiers cheveux. Cette zone pourrait rendre la cicatrice visible, surtout si elle blanchit, mais des techniques spécifiques permettent de contourner cet écueil. Au lieu d’un tracé linéaire qui attire le regard, le chirurgien forme une cicatrice brisée, en dents de scie. Cet artifice la rend difficile à discerner dans sa globalité, jusqu’à en devenir indétectable. Une incision très oblique de la peau permet enfin de conserver les bulbes capillaires. Après l’opération, les cheveux repoussent à travers la cicatrice jusqu’à la masquer complètement.
La cicatrice intracapillaire est moins fiable
L’incision se fait cette fois dans la zone chevelue, ce qui semble idéal, car la cicatrice est dissimulée dans les mèches. Toutefois, cette technique présente un risque majeur. Lorsque la peau est décollée puis mise en tension, la zone d’implantation des cheveux peut reculer au niveau de la tempe. Le résultat est une forte réduction, voire la disparition de cette patte chevelue. Le visage prend un aspect de « masque » peu naturel et peu souhaitable. Ce type de cicatrice reste envisageable uniquement chez les personnes qui possèdent une très longue patte chevelue, ce qui est toutefois plutôt rare. Dans la majorité des cas, une cicatrice précapillaire conserve mieux le dessin naturel des cheveux.
D’autres façons de traiter ce segment
Une solution mixte
Le chirurgien a également la possibilité d’inciser quelques millimètres derrière la zone d’implantation des cheveux, et d’effectuer une translation verticale. Le résultat décale légèrement la ligne des premiers cheveux, mais ils restent positionnés en avant.
Les greffons de cheveux
Une cicatrice trop visible peut enfin être masquée par une greffe de cheveux effectuée en post-opératoire.
Le deuxième segment suit les reliefs de l’oreille
La meilleure cicatrice est au sommet du tragus
C’est la méthode qui offre la plus grande discrétion, au prix d’une technicité accrue. La cicatrice épouse les contours de l’oreille pour se fondre dans ses reliefs. Après avoir suivi le sommet de la racine de l’hélix, elle rejoint le sommet du tragus, ce léger renflement situé devant le conduit auditif. Une fois en bas du tragus, la ligne forme un angle droit, avant de descendre dans le pli situé en avant du lobe de l’oreille.
Le cas particulier des hommes
Cette cicatrice provoque un déplacement vers l’arrière de la peau portant la barbe, ce qui peut faire apparaître quelques poils sur le tragus. Il faudra alors les entretenir régulièrement pour préserver l’esthétique de l’oreille.
Devant le tragus, elle est rarement invisible
Il peut être difficile de suivre parfaitement les reliefs de l’oreille. La peau et la cicatrice ont tendance à migrer et à se déplacer légèrement vers l’avant, offrant un résultat visuellement imparfait.
La troisième branche passe derrière l’oreille
Elle se dissimule naturellement dans le sillon rétro-auriculaire. Seul point sensible : la peau ne cicatrise pas très bien dans cette zone, et les cicatrices hypertrophiques y sont plus fréquentes qu’ailleurs. Il peut être nécessaire d’injecter des corticoïdes pour les aplanir.
L’incision postérieure est dissimulée dans les cheveux
Les deux méthodes possibles sont identiques à celles qui existent pour la première branche, en amont de l’oreille. La cicatrice précapillaire reste la solution la plus élégante. La technique intracapillaire risque à nouveau de provoquer un recul de la ligne d’implantation des cheveux, créant une « marche d’escalier » particulièrement visible lorsque la patiente porte les cheveux attachés.