Les différentes méthodes se sont perfectionnées au fil du temps, mais plusieurs d’entre elles continuent à coexister.
Le deep plane : le meilleur choix dans 95% des cas
C’est la technique reine, celle qui a profondément révolutionné la pratique du lifting. Si les années privent la peau de son élasticité, elles affectent aussi les muscles, les ligaments ou encore la graisse. Le deep plane permet au chirurgien de corriger cet affaissement en profondeur.
Un très beau résultat
En repositionnant les volumes, il redonne au visage sa structure, avec bien plus de fraîcheur que si la peau avait été simplement tirée. La grande majorité des patients peuvent en bénéficier, d’une façon parfois spectaculaire.
Une technique modulable
Le chirurgien peut ajuster son geste, notamment en fonction de l’ampleur de la ptose et de l’importance des excès cutanés. Lors du premier rendez-vous, il analyse également les causes du relâchement, la qualité de la peau et les éventuelles comorbidités, afin de répondre au mieux aux attentes de son patient. Cette technique reste une excellente solution même dans les cas complexes, par exemple lorsque le visage présente à la fois une ptose marquée et un excès de peau majeur. Le deep plane nécessite alors simplement une résection cutanée plus poussée.
Sauf… pour un visage émacié très relâché
Il en va autrement pour un visage extrêmement mince et marqué par une perte d’élasticité très prononcée. Le relâchement majeur au-dessus des sillons naso-géniens, et autour de l’angle de la bouche, orientent alors le chirurgien vers un geste cutané plus avancé. Dans ce cas particulier, un lifting sous-cutané avec plicature du SMAS peut être proposé. Lors de l’intervention, la peau fait l’objet d’un décollement plus étendu avant d’être redrapée, puis ses excès retirés. Retendre également le SMAS, cette structure fibreuse profonde, permet un résultat plus naturel et plus stable qu’une simple remise en tension de la peau. Cette intervention classique devient toutefois de plus en plus rare, car ses indications sont limitées.
Deep plane vs lifting sous-cutané : des suites plus lourdes, mais un résultat sublimé
Le visage peut paraître très marqué après un deep plane, ce qui est parfaitement normal, car le plan profond a été mobilisé. La résorption de l’œdème nécessite plusieurs semaines, et la convalescence est plus difficile que pour un lifting sous-cutané. Il s’agit toutefois d’un passage nécessaire pour obtenir un résultat d’une qualité inégalable, un rajeunissement harmonieux qui peut se maintenir jusqu’à 10 ans. À l’inverse, une mauvaise indication réduit considérablement la longévité d’un lifting sous-cutané.