Sein

De nos jours, suite aux développements de la chirurgie esthétique moderne, la majorité des défauts de la poitrine, qu’ils soient constitutionnels ou liés au temps et aux évènements de la vie, tels les grossesses ou la perte de poids, peuvent être corrigés chirurgicalement dans des conditions de sécurité optimales. Cela concerne tout aussi bien le manque de volume, que l’hypertrophie ou la ptôse.

Augmentation mammaire par implants

 

L’augmentation mammaire par la pose de prothèses

En matière d’augmentation mammaire par prothèse, votre cas personnel est unique. L’analyse précise qui sera faite de votre silhouette, de votre poitrine, permettra d’aboutir à une solution personnalisée qui vous correspondra et qui vous offrira un résultat esthétique stable dans le temps.

Chaque cas est unique donc sur-mesure

Ce principe est soutenu également par les fabricants d’implants mammaires qui proposent des gammes très étendues d’implants en terme de forme, de fermeté du gel et de volume.

Plus de détails

La mise en place de prothèses mammaires est l’intervention chirurgicale classique qui permet d’augmenter le volume d’une poitrine jugée trop petite. Il s’agit d’une intervention extrêmement courante.

Cette intervention ne peut éventuellement être prise en charge par la Sécurité Sociale que dans certains cas très précis : en cas « d’asymétrie majeure, d’agénésie mammaire, ou de syndrome malformatif (seins tubéreux et syndrome de Poland) ». Une procédure d’accord préalable est nécessaire.

Dans tous les autres cas, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par votre mutuelle.

 

Avant l’intervention

Deux consultations de chirurgie sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique. Au cours de ces 2 consultations, la taille des implants souhaités sera déterminée grâce à l’essayage de prothèses d’essai.

Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l’intervention.

Des photographies médicales sont toujours réalisées.

Un soutien-gorge compressif avec contenseur vous sera prescrit. Il a pour but de maintenir la poitrine pendant 4 à 8 semaines en fonction du type d’implant.

Une mammographie et une échographie mammaire pré-opératoire vous seront demandées.

Prévoyez une période d’indisponibilité professionnelle après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. Selon les cas, cette période varie de 5 à 10 jours environ.

Les consignes médicales les plus importantes sont l’arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires, ou d’anticoagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique. L’arrêt du tabac avant et après l’intervention doit être strict, afin d’améliorer la cicatrisation.

 

L’intervention

Vous êtes hospitalisée le matin de l’intervention.
Vous devez impérativement être à jeun.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle dure de 1à 2 heures selon les cas.

Pour un plus grand confort, la fermeture est effectuée avec du fil résorbable. Sauf cas particulier, vous n’aurez pas de drains. Un pansement compressif est effectué.

 

Après l’intervention

Le pansement est retiré le lendemain de l’intervention. Il est remplacé par le soutien-gorge en tissu élastique que vous aurez acheté avant l’intervention. Il est à conserver jour et nuit pendant 1 à 2 mois. La douche est autorisée dès le lendemain de l’intervention. Vous pouvez mouiller la cicatrice sous la douche.

L’hospitalisation dure 1 jour. La sortie s’effectue donc le lendemain de l’intervention. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile.
De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines qui suivent l’intervention :

  • Souvent un œdème (gonflement) des seins. D’importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines.
  • Parfois des douleurs, qui empêchent de lever les bras pendant plusieurs jours. Plus marquées lorsque l’implant est placé derrière le muscle grand pectoral, elles sont soulagées par les traitements antalgiques.

Toute intervention peut par ailleurs comporter des risques de complications.

La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par l’implant. Il faut toutefois en informer votre gynécologue et le radiologue.

Des consultations de contrôle sont prévues après l’intervention.

La reprise des activités sportives doit être progressive, à partir de 2 mois.

Le résultat définitif ne s’observe pas avant 3 à 6 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.

Évitez les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l’intervention.

 

Les cicatrices

Cette intervention vise à introduire une prothèse au moyen d’une des trois incisions possibles:
L’aréole, à travers (1) ou en périphérie (2).
L’aisselle (3).
Le sillon sous mammaire (4).

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Cicatrice placée dans l’aréole
Il en existe 2 types.
Hémipériaréolaire inférieure: La cicatrice suit le bord inférieur de l’aréole
Transaréolaire: La cicatrice traverse l’aréole en contournant le bord inférieur du mamelon

Cette voie d’abord permet de placer la cicatrice dans une zone pigmentée. En revanche, sa longueur nécessairement conditionnée par la taille de l’aréole, limite l’utilisation des implants préremplis de volume très important (au delà de 400 cc).

Cicatrice placée dans l’aisselle
Cette voie d’abord permet d’éviter toute cicatrice sur l’aire mammaire, mais peut se voir, en débardeur ou en maillot de bain, lorsque vous relevez le bras. Par ailleurs, elle est difficile à employer pour la mise en place de prothèses anatomiques et son utilisation est difficile lors de réintervention.

Cicatrice placée dans le sillon sous-mammaire
Cette voie d’abord permet de dissimuler la cicatrice dans un sillon. Elle autorise la mise en place de prothèses de volume important. Par ailleurs, elle offre le meilleur contrôle de la position de l’implant pendant l’intervention. C’est la meilleure voie d’abord pour les réinterventions, les situations difficiles ou en cas de complication.

 

Place de l’implant

La prothèse peut être positionnée :
Derrière la glande mammaire, en avant du muscle grand pectoral.
Derrière le muscle grand pectoral.

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Prothèse placée derrière le muscle grand pectoral
Ce site d’implantation permet de masquer l’implant. En revanche, le sein peut se mobiliser lors de la contraction forcée du muscle grand pectoral.

Prothèse placée derrière la glande mammaire
Ce site d’implantation rend plus difficile la parfaite dissimulation de l’implant.

 

Les prothèses

Tous les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. L’enveloppe est toujours constituée de silicone élastique et peut être lisse ou texturée.
Les produits de remplissage autorisés en France sont le sérum physiologique et le gel de silicone.
Les implants peuvent être pré-remplis de gel de silicone ou de sérum physiologique par le fabricant. Les implants gonflables sont remplis de sérum physiologique par le chirurgien pendant l’intervention.

1) Enveloppe de silicone élastique
Qu’elle soit lisse ou texturée, l’exceptionnelle résistance de l’enveloppe siliconée prévient la perspiration du produit de remplissage à travers la membrane. Néanmoins l’usure et le risque de rupture ne sont pas impossibles. La paroi texturée qui peut créer un effet “velcro n’a d’interet que pour limiter la rotation des implants anatomiques.

2) Produit de remplissage

Prothèses préremplies de gel de silicone
Le gel de silicone est une substance gélatineuse dont l’utilisation prévient le risque de dégonflement. Cette substance n’est pas absorbable par l’organisme. Tous les gels employés aujourd’hui sont dits cohésifs. Cela signifie qu’ils ne se répandent pas dans l’organisme en cas de rupture de l’implant.
Ces gels ont l’avantage d’avoir une consistance proche d’un sein normal. Cependant ils peuvent être plus ou moins souples. Plus les gels sont cohésifs plus leur consistance sera ferme et plus l’implant donnera une forme aux seins. Aujourd’hui, les fabricants de prothèses mammaires proposent différents types de gel de silicone en fonction des besoins.

Il existe en général 3 types de cohésivité et les fabricants de prothèses mammaires ont introduit une autre donnée: le taux de remplissage. A cohésivité de gel de silicone égale, une prothèse mammaire fortement remplie sera plus ferme qu’une prothèse moins remplie, en revanche il y aura moins de risque de vagues.

Chaque type de prothèse à ses indications, Le choix de la cohésivité et du taux de remplissage des prothèses mammaires est à déterminer en consultation avec votre chirurgien, lui seul sera capable de vous dire si le type que vous souhaitez vous correspond.

Aujourd’hui tous les implants préremplis disponibles en France sont soumis à des normes précises et rigoureuses: marquage CE (communauté européenne) + autorisation de l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).

Prothèses remplies pendant l’intervention par du sérum physiologique
Le sérum physiologique est une substance liquide composée d’eau et de sel, dont la concentration est proche de celle de l’organisme. Ainsi, en cas de rupture de l’enveloppe, il se produit une absorption naturelle de la solution par l’organisme. La présence d’une valve expose au risque de dégonflement brutal ou précoce. Il existe fréquemment un phénomène de dégonflement progressif, faisant apparaître des plis sur la peau.

3) Forme

Prothèses rondes
Cette forme à l’avantage d’offrir un bombé plus important dans le décolleté. Les prothèses rondes permettent l’emploi des deux types de produits de remplissage. Elles ne modifient pas la forme du sein en cas de rotation de l’implant, la prothèse étant identique en tout point de sa périphérie. Les fabricants proposent aujourd’hui une multitude de formes d’implants ronds différents. C’est ce que l’on appelle le profil. Ainsi on distingue 4 types de profil pour les prothèses mammaires rondes:
– Profil plat: la prothèse mammaire est peu projetée et sa base est large.
– Profil modéré: la prothèse mammaire la plus classique. La base est assez large et la projection moyenne.
– Haut profil: La prothèse mammaire est très projetée, sa base est étroite. Elle permet d’obtenir un décolleté très bombé. Elle autorise des volumes plus important en raison de l’étroitesse de sa base.
– Ultra haut profil: La prothèse est encore plus projetée.

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Prothèse anatomique et prothèse ronde texturées

Prothèses anatomiques
Ces prothèses sont conçues exclusivement avec des enveloppes texturées afin de prévenir leur rotation, et sont obligatoirement préremplies de gel de silicone très cohésif (3) afin de maintenir leur forme. Cette forme permet d’obtenir un aspect très naturel, ainsi qu’une fermeté au toucher. La prothèse n’étant pas identique en tout point de sa périphérie (forme de goutte), elle doit être mise en place de manière orientée lors de l’intervention.
Il existe un risque de déformation secondaire du sein par rotation de l’implant.
La grande diversité de formes actuellement disponible permet une adaptation personnalisée à chaque cas.

Au final, le choix de la forme, du produit de remplissage et du volume, est déterminé en consultation, en fonction de vos désirs et de votre morphologie. Cela permet d’effectuer votre intervention « sur mesure ».

protheses-anatomiques

Prothèses anatomiques

Imperfections

Asymétries
Des asymétries de volume ou de hauteur peuvent persister après la mise en place d’implants, même si l’emploi de prothèses de tailles différentes était nécessaire. Elles traduisent une anomalie préexistante majorée par les prothèses.

Aspect artificiel
Essentiellement dans le segment supérieur du sein, il se rencontre chez les patientes minces, ou en cas de mise en place d’implants volumineux. Par ailleurs, les seins implantés peuvent sembler plus statiques, moins mobiles, surtout en position allongée.

Fermeté trop importante
Elle est en rapport avec la cohésivité du gel de remplissage employé par les fabricants de prothèses.

Perceptibilité
La perception des implants à la palpation peut être possible, surtout s’ils sont recouverts par des tissus de faible épaisseur. Celle-ci est également majorée pour des implants de gros volume. Il est normal de sentir la prothèse sur le côté et dans le sillon sous mammaire.

Formation de plis et de vagues

La souplesse des implants peut être à l’origine de plis de l’enveloppe qui peuvent se sentir sous la peau et au maximum être visibles sous forme de vagues.

 

Complications

Bien que l’intervention d’augmentation mammaire soit fréquente, certaines complications peuvent occasionnellement survenir. Seul un chirurgien qualifié pourra les prévenir ou les identifier et les traiter.

Infections
Moins de 1%, c’est une complication très rare qui nécessite de retirer les prothèses au bloc opératoire. Un traitement antibiotique est généralement associé. Une période de cicatrisation de quelques mois est nécessaire avant d’envisager de remettre en place des implants.

Hématome
Complication précoce, il correspond à l’accumulation de sang autours de la prothèse en rapport avec une reprise d’un saignement. Une reprise au bloc opératoire peut être nécessaire.

Coques
Après introduction de tout corps étranger, le corps réagit en isolant celui ci du reste de l’organisme au moyen d’une membrane, c’est la capsule périprothétique. Le plus souvent, celle-ci est fine, souple, imperceptible et indolore. Parfois, cette réaction devient pathologique: ce sont les coques. La capsule s’épaissit, se rétracte. Elle se manifeste alors par un raffermissement du sein. Au maximum, elle déforme le sein et devient douloureuse. Les coques sont favorisées par les infections intracliniques non symptomatiques. Cependant, le plus souvent aucune cause n’est retrouvée et celles-ci peuvent survenir de manière imprévisible, même des années après l’intervention. Les moyens mis en œuvre pour les prévenir reposent sur la technique opératoire d’une part et d’autre part sur les progrès des fabricant d’implants (membrane, gel). Le traitement repose sur le changement d’implant associé à une capsulectomie.

Rupture de l’enveloppe
Secondaire à un traumatisme ou le plus souvent liée à l’usure secondaire aux années, elle se manifeste par des porosités, des fissures voire des brèches. Elle peut aboutir à une fuite du produit de remplissage. Lorsqu’il s’agit de sérum physiologique, elle est sans conséquence en dehors du dégonflement du sein. En revanche, lorsqu’il s’agit de gel de silicone, elle peut être à l’origine d’une coque ou passer inaperçue. Depuis l’apparition des nouveaux gels cohésifs, la diffusion dans l’organisme est exceptionnelle. Le traitement repose sur une réintervention en vue de changer les prothèses.

Malposition
Une mauvaise position initiale ou un déplacement secondaire des implants peut affecter la forme des seins. Une correction chirurgicale peut être nécessaire. La rotation est un cas particulier qui concerne les prothèses anatomiques. Elle peut affecter également la forme des seins.

Épanchement séreux
Il correspond à l’accumulation de lymphe autour de la prothèse. Il se manifeste par une augmentation du volume du sein transitoire qui disparaît spontanément.

Nécrose cutanée
Exceptionnelle. Elle expose au risque de mise à nu de l’implant. Elle est favorisée par le tabac, certains types d’infection, un hématome ou une tension excessive de la peau en rapport avec une augmentation trop importante. Elle impose le plus souvent une reprise chirurgicale.

Cicatrices pathologiques
En fonction du type de peau et du type de cicatrisation de la patiente, les cicatrices peuvent s’élargir ou se rétracter et peuvent adhérer au plan profond. Elles peuvent également présenter des troubles de pigmentation et s’épaissir, exceptionnellement définitivement (Chéloïde).

Suppuration des fils situés sous la cicatrice
Très fréquente. Elle se traite par des soins locaux et éventuellement l’ablation du fil responsable.

Perturbation de la sensibilité
Il s’agit soit d’une diminution, soit d’une augmentation de la sensibilité, retrouvée le plus souvent lors des abords aréolaires. Elle est en général régressive, mais peut parfois persister longtemps.

Galactorrhée
Très rare. Elle se traduit par une sécrétion de lait transitoire.

Pneumothorax
Exceptionnel. Il se traite par un drainage.

Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules (LAGC)
Le Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) est une entité clinique très exceptionnelle (moins de 200 cas dans le mondes au total) qui a été individualisée récemment. Cette entité ne doit être recherchée qu’en cas de signe clinique avéré (épanchement péri-prothétique récidivant, rougeur du sein, augmentation du volume du sein, masse perceptible). Un bilan sénologique précis doit alors être réalisé afin de préciser la nature de la lésion. Dans près de 90 % des cas, cette entité est de très bon pronostic et elle guérit habituellement par un traitement chirurgical adapté associant l’ablation de la prothèse et de la capsule péri-prothétique (capsulectomie totale et complète). Dans environ 10 % des cas, la pathologie est plus grave et nécessite une prise en charge par chimiothérapie et/ou radiothérapie au sein d’une équipe spécialisée dans le traitement des lymphomes.

D’après les fiches d’information éditées par la SOFCPRE.

Questions fréquentes

Sérum physiologique ou silicone ?
Les prothèses mammaires en gel de silicone donnent des résultats plus naturels et plus durables que les prothèses mammaires en sérum physiologique.

Prothèses rondes ou anatomiques ?
Les prothèses rondes ont une forme qui évolue en fonction de la position de la patiente. Ceci permet les résultats les plus naturels. Les prothèses mammaires anatomiques nécessitent des gels plus cohésifs pour maintenir leurs formes qui ne se modifient donc pas lorsque le corps change de position. Le résultat avec les prothèses mammaires anatomiques peut donc apparaitre paradoxalement moins naturel…

Enveloppe lisses ou texturées ?
La texturation de l’enveloppe n’a pas montré d’avantage par rapport à l’enveloppe lisse pour les nouvelles générations de prothèses mammaires en particulier pour la formation des coques. Les implants lisses offrent des résultats plus naturels. Les prothèses mammaires texturées sont nécessaires en cas de profil anatomique pour éviter les rotations.

Comment se déroule l’hospitalisation ?
Après la pose des implants mammaires, une nuit d’hospitalisation est en général nécessaire, sauf en cas de mise en place de prothèses mammaires en position pré-musculaire (sortie le jour même).

Quel est le bilan pré-opératoire ?
Il comporte systématiquement une mammographie, une prise de sang et une consultation d’anesthésie au moins 48h avant l’intervention.

Aurais-je des cicatrices ?
Les cicatrices sont obligatoires mais très discrètes. Elle sont en général placées au niveau de l’aréole, dans l’aisselle ou sous le sein.. Cette décision sera prise en consultation en fonction des souhaits, de la morphologie et du type de prothèses mammaires utilisés.

Devant ou derrière le muscle ?
La position prémusculaire est la plus logique et la plus naturelle. Cependant la glande est souvent insuffisante pour masquer correctement l’implant. On a alors recours à la position rétromusculaire.

Et les coques ?
Une enveloppe fibreuse apparait normalement autour des prothèses mammaires. Dans de très rare cas, ce phénomène est exagéré et la capsule s’épaissit et forme une coque autour des prothèses mammaires. Si celle-ci est importante une nouvelle intervention peut être nécessaire.

La mise en place de prothèses mammaires fait-elle mal ?
La douleur est en général modérée avec la mise en place en position rétroglandulaire. En revanche elle est plus importante en position rétromusculaire. Elle cède avec les antalgiques habituels. L’aspirine ne doit pas être utilisée 10 jours avant et après l’intervention.

Quelle est la durée de vie de ma nouvelle poitrine ?
La durée de vie des prothèses mammaires n’est pas illimitée. Ainsi, il est recommandé de les changer tous les 15 ans.

Puis-je allaiter ?
La mise en place de prothèses mammaires ne gêne pas l’allaitement.

Ai-je un risque augmenté de cancer du sein ?
La mise en place de prothèses mammaires n’augmente pas le risque de survenue d’un cancer du sein et n’empêche pas le dépistage.

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Cure de ptôse

 

Avec le temps, les événements de la vie, que ce soit les grossesses, les variations pondérales ou les effets de certains traitements, les seins évoluent, se modifient. Souvent, les seins se vident, mais parfois la peau se distend et les seins tombent.

L’effort physique classiquement recommandé n’est malheureusement pas la solution, car en aucun cas, la musculation des pectoraux ne permettra de retirer l’excès de peau à l’origine de la ptôse et de remettre l’aréole en bonne position.

Il faut donc retirer cette peau excédentaire. Pour enlever de la peau, il faut l’inciser, c’est pourquoi les cicatrices sont systématiques et parfois longues… Ce travail sur la peau s’associe également à un travail sur la glande, qui est remodelée et concentrée. Dans certains cas, elle est en quantité insuffisante, c’est pourquoi il est parfois nécessaire d’y associer des implants mammaires.

Les prothèses mammaires vont pallier le manque de tissu glandulaire tout en participant à donner une forme plus galbée et plus jeune aux seins. C’est donc une procédure qui nécessite une analyse particulière de vos seins afin de déterminer la solution qui vous offrira la poitrine la plus belle possible avec le moins de cicatrices possibles…

Plus de détails

La cure de ptôse est une intervention chirurgicale qui permet de remonter en bonne position les seins qui tombent.
Il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par votre mutuelle.

L’intervention a pour buts de retirer la peau excédentaire, de concentrer le volume glandulaire des seins et de placer l’aréole et le mamelon en bonne position.

Les cicatrices

La cicatrice peut comporter 3 parties :

  • Une cicatrice circulaire autour de l’aréole, constante.
  • Une cicatrice verticale située entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, fréquente.
  • Une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire (cicatrice en T inversé).

Lorsque la cicatrice sous-mammaire est évitée, la technique est dite « verticale ». Parfois, la cicatrice sous-mammaire (et verticale) peut être évitée. La cicatrice est alors péri-aréolaire pure, en « round block ».

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Avant l’intervention

Deux consultations de chirurgie sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique. Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l’intervention. Vous devez vous y rendre avec les résultats de la prise de sang prescrite lors de notre consultation (numération formule sanguine).
Des photographies médicales sont toujours réalisées.

Un soutien-gorge compressif vous sera prescrit. Il a pour but de maintenir la poitrine pendant 4 semaines.

Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.

Prévoyez une période d’indisponibilité professionnelle de 10 à 15 jours environ après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit.

Les consignes médicales les plus importantes sont l’arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires ou d’anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique. L’arrêt de la contraception orale avant l’intervention est à discuter avec le médecin anesthésiste.

L’arrêt du tabac avant et après l’intervention doit être strict, afin d’améliorer la cicatrisation et de diminuer le risque de nécrose des tissus.

L’intervention

Vous êtes hospitalisée le jour de l’intervention.
Vous devez impérativement être à jeun.
L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle dure de 1h30 à 3 heures selon les cas.

Pour un plus grand confort, la fermeture est effectuée avec du fil résorbable. Un pansement compressif est effectué.

Après l’intervention

Une surveillance a lieu en salle de réveil d’abord, puis dans votre chambre. Aucun système de drainage n’est nécessaire, sauf en cas de mise en place de prothèses dans le même temps.

Le pansement est retiré le lendemain de l’intervention. Il est remplacé par le soutien-gorge en tissu élastique que vous aurez acheté avant l’intervention. Il est à conserver jour et nuit pendant 1 mois environ.

Pour un plus grand confort, les cicatrices sont protégées par des pansements collants type « steri-strips » laissés en place pendant 7 à 10 jours. La douche est autorisée dès le lendemain de l’intervention. Vous pouvez mouiller les cicatrices sous la douche et les « streri-strips ». L’hospitalisation dure 1 jour. La sortie s’effectue donc le lendemain de l’intervention. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile.

De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines qui suivent l’intervention :

  • Souvent un œdème (gonflement) des seins. D’importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines.
  • Parfois des douleurs. Elles sont soulagées par les traitements antalgiques.
  • Les plasties mammaires peuvent entraîner une diminution de la sensibilité des aréoles, parfois définitive.

Toute intervention peut par ailleurs comporter des risques de complications.

La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par la plastie mammaire. Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence quelques mois après l’intervention.

Des consultations de contrôle sont prévues après l’intervention.

La reprise des activités sportives doit être progressive, à partir de 1 mois.

Le résultat définitif ne s’observe pas avant 6 mois quant au volume et à la forme des seins.

Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.

Les plasties mammaires à cicatrice verticale seule ont un aspect disgracieux pendant les premières semaines. Il ne faut pas s’en inquiéter, car le sein prend sa forme naturelle en deux mois environ.

En cas de manque de volume associé, il peut être nécessaire de mettre en place une prothèse dans le même temps. Il s’agit alors d’une « plastie-prothèse ».

Évitez les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l’intervention.

Quant à l’allaitement, il reste souvent possible après l’intervention, mais ne peut être garanti.

 

D’après les fiches d’information éditées par la SOFCPRE.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une ptôse mammaire ?
Une ptôse mammaire correspond à un affaissement de la poitrine en rapport avec une distension cutanée. Elle peut exister dès l’adolescence ou apparaitre après amaigrissement ou grossesse.

Quel est le principe de l’intervention ?
Elle consiste à remonter l’aréole en bonne position en retirant la peau en excès, et à remodeler la glande.

Aurais-je des cicatrices ?
En cas de chute importante des seins, la cicatrice à la forme d’un T inversé ou d’un i (cicatrice verticale pure). Si la chute est modérée, il est possible d’utiliser une technique avec une seule cicatrice, autour de l’aréole.

En cas d’hypertrophie ou d’hypotrophie mammaire associée ?
Si la ptôse est associée à une hypertrophie une réduction glandulaire peut être effectuée au cours de la cure de ptôse mammaire.
Si la ptôse est associée à une hypoplasie, un implant mammaire peut être mise en place au cours de la cure de ptôse mammaire. Il est alors possible d’utiliser une technique avec une seule cicatrice, autour de l’aréole.

Comment se déroule l’hospitalisation ?
Après la cure de ptôse, une nuit d’hospitalisation est en général nécessaire.

La cure de ptôse mammaire fait-elle mal ?
La douleur est en générale très modérée. Elle cède avec les antalgiques habituels. L’aspirine ne doit pas être utilisée 10 jours avant et après l’intervention.

Quel est le bilan le bilan pré-opératoire ?
Il comporte systématiquement une mammographie, une prise de sang et une consultation d’anesthésie au moins 48h avant l’intervention.

Quand puis-je reprendre mes activités professionnelles ?
Une activité professionnelle normale peut être reprise 3 à 7 jours après la cure de ptôse.

Quand puis-je reprendre mes loisirs ?
On peut reprendre ses activités sportives 4 semaines après une cure de ptôse.

Puis-je allaiter ?
La cure ptôse mammaire permet l’allaitement mais il n’est pas garanti.

Ai-je un risque augmenté de cancer du sein ?
La cure de ptôse n’augmente pas le risque de survenue d’un cancer du sein et n’empêche pas le dépistage.

Augmentation mammaire par lipofilling

 
L’augmentation mammaire, certaines femmes en rêvent, mais n’acceptent pas de porter un corps étranger. Les progrès récents de la chirurgie plastique permettent désormais de réaliser ce rêve.

Cependant, cela n’est pas miraculeux, les contre-indications sont multiples, déterminées par l’état de nos connaissances scientifiques, votre âge et votre morphologie.

Ainsi cette technique peut s’adresser, selon les recommandations de la société française de chirurgie plastique, aux femmes de moins de 35 ans sans antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. Par ailleurs, la morphologie doit être adaptée à cette intervention : Zone donneuse de graisse, typiquement lipoaspirable et poitrine pouvant être injectée.

Enfin, les résultats, s’ils sont certes naturels et définitifs, ne sont pas les mêmes qu’avec des implants :
L’augmentation est globalement plus faible : 200 à 300 cc de graisse par sein maximum par séance, mais la prise de la greffe est de l’ordre de 60 à 80%, ce qui veut dire que le volume de la poitrine va diminuer lors des premiers mois post-opératoires.

La graisse ne donne pas de nouvelle forme au sein contrairement à l’implant.
Cette technique implique également une surveillance particulière et prolongée des seins, car l’état actuel de nos connaissances scientifiques ne nous permet pas d’affirmer à 100% l’innocuité de la technique quant au risque de développer une pathologie maligne du sein plus tard.

Plus de détails

La réinjection de graisse autologue (lipofilling ou lipostructure) consiste à remplir les seins par de la graisse prélevée sur la patiente elle-même.

Il s’agit d’une véritable greffe de cellules graisseuses.

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On peut schématiquement résumer ainsi les indications de lipostructure :

Les indications d’ordre esthétique :

– Augmenter le volume de la poitrine :

Le principe consiste à prélever de la graisse par une lipoaspiration. Cette graisse est ensuite traitée puis réinjectée dans les seins. En plus du bénéfice de la lipoaspiration, la rançon cicatriciel est quasi nulle et le résultat naturel et définitif.

Il faut savoir que cette greffe ne prend pas à 100%.

Pour fiabiliser la prise de la greffe, un appareil peut être porté pendant 4 semaines avant l’intervention, c’est le système BRAVA. Cela permet souvent d’éviter d’avoir recours à une 2e injection.

Il est important de savoir que l’injection de graisse dans les seins est aujourd’hui controversée en France. Cette intervention est pratiquée dans d’autres pays d’Europe et aux Etats-Unis.

Actuellement, l’état des connaissances scientifiques à ce sujet rapporte que les examens d’imagerie standard sont normaux et ne présentent donc aucune image suspecte, et ce, avec plus de 4 ans de recul.

Cette indication esthétique ne peut être prise en charge par l’Assurance Maladie.

Les indications en chirurgie réparatrice et reconstructrice :

– Traitement des asymétries mammaires et des malformations mammaires.

– Amélioration des résultats de reconstruction mammaire après cancer.

Dans ces indications de chirurgie reconstructrice, la lipostructure peut être prise en charge par l’Assurance Maladie sous certaines conditions.

Avant l’intervention

Deux consultations de chirurgie sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.

Pour tout lipomodelage au niveau de la poitrine, un bilan d’imagerie spécialisée vous sera prescrit.

Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l’intervention

Des photographies médicales sont toujours réalisées.

Prévoyez une période d’indisponibilité professionnelle après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. Selon les cas, cette période varie de 10 à 15 jours environ.

Les consignes médicales les plus importantes sont l’arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires, ou d’anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique.

L’arrêt du tabac avant et après l’intervention doit être strict, afin d’améliorer la cicatrisation et la prise de la greffe.

L’intervention

Vous êtes hospitalisé(e) le jour de l’intervention.

Vous devez impérativement être à jeun (y compris pour l’eau et le tabac).

L’intervention se déroule sous anesthésie générale et elle dure de 2 à 4 heures.

Après l’intervention

L’hospitalisation dure une journée, vous sortez donc le lendemain de votre intervention.

Prévoyez une personne pour accompagner votre retour à domicile.

Un soutien gorge et une gaine vous seront prescrits avant l’intervention.

La gaine permet de comprimer les zones lipoaspirées pour le prélèvement graisseux.

En général, une contention de la greffe est nécessaire. Elle est effectuée au moyen de pansements laissés en place pendant 3 à 6 jours ou du BRAVA.

La première douche est autorisée le lendemain de l’intervention.

De façon variable, les jours suivant un lipofilling, peuvent être présents :

  • Un œdème qui disparait dans les 2 premières semaines.
  • Des ecchymoses, souvent asymétriques pendant une dizaine de jours.
  • Une sensation de tension inconfortable.

On observe très rarement des douleurs, qui sont alors soulagées par les traitements antalgiques simples

Toute intervention peut par ailleurs comporter des risques de complications.

Dans quelques cas, des imperfections localisées peuvent être observées (sans qu’elles ne constituent de réelles complications) : hypo-correction localisée, asymétrie légère, irrégularités…

Des consultations de contrôle sont prévues après l’intervention.

Au bout de 2 à 3 mois, on peut avoir une bonne idée du résultat final.

On obtient le plus souvent une augmentation mammaire appréciable, qui reste toutefois très naturelle et qui est définitive.

Il faut savoir que la graisse ré-injectée qui a pris en tant que greffe graisseuse est sensible, à l’avenir, aux variations pondérales. Donc en cas d’amaigrissement ou de prise de poids, les seins ayant bénéficié de lipostructure diminueront ou augmenteront de volume.

 

D’après les fiches d’information éditées par la SOFCPRE.

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Cure d’hypertrophie mammaire

 

Que ce soit constitutionnel, lié au temps ou aux événements de la vie, les grossesses, les variations pondérales ou les effets de certains traitements, l’hypertrophie de la poitrine est une pathologie invalidant aussi bien physiquement par les dorsalgies qu’elle génère que psychologiquement.

Les régimes classiquement recommandés ne sont malheureusement pas suffisant, car ils ne viennent jamais à bout de l’excès glandulaire, et ne permettent pas de retirer l’excès de peau à l’origine de la ptôse souvent associée ni de remettre l’aréole en bonne position.

Il faut donc retirer cette peau et cette glande excédentaire. Pour enlever de la peau, il faut l’inciser, c’est pourquoi les cicatrices sont systématiques et parfois longues…

Ce travail sur la peau s’associe également à un travail sur la glande qui est remodelée.

C’est donc une procédure qui nécessite une analyse particulière de vos seins…

Plus de détails

La plastie mammaire de réduction est une intervention chirurgicale qui permet de remonter et de réduire le volume des seins hypertrophiques en retirant à la fois de la peau et de la glande mammaire en excès.

La position de l’aréole et du mamelon est remontée par l’intervention.

Une plastie de réduction n’est prise en charge par l’Assurance Maladie que lorsque l’on enlève plus de 300 grammes par sein opéré. Dans le cas contraire, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique (cure de ptose).

Sachez qu’il n’est pas nécessaire de faire une demande d’entente préalable auprès de l’assurance maladie.

Les cicatrices

La cicatrice peut comporter 3 parties :

  • Une cicatrice circulaire autour de l’aréole, constante.
  • Une cicatrice verticale située entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, constante.
  • Une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire (cicatrice en T inversé). Cette cicatrice horizontale peut parfois être réduite ou même évitée si la morphologie du sein et l’élasticité de la peau le permettent.

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Avant l’intervention

Deux consultations de chirurgie sont obligatoires avant tout acte de chirurgie plastique.

Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l’intervention. Vous devez vous y rendre avec les résultats de la prise de sang prescrite lors de notre consultation (numération formule sanguine).

Des photographies médicales sont toujours réalisées.

Un soutien-gorge compressif vous sera prescrit. Il a pour but de maintenir la poitrine pendant 4 semaines.

Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.

Les arrêts de travail et les différents frais sont pris en charge par la caisse d’Assurance Maladie. La période d’arrêt de travail est de 15 jours environ.

Les consignes médicales les plus importantes sont l’arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires, ou d’anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique. L’arrêt de la contraception orale avant l’intervention est à discuter avec le médecin anesthésiste.

L’arrêt du tabac avant et après l’intervention doit être strict, afin d’améliorer la cicatrisation et de diminuer le risque de nécrose des tissus.

 

L’intervention

Vous êtes hospitalisée le jour de l’intervention.

Vous devez impérativement être à jeun.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle dure de 2 à 3 heures selon les cas.

Pour un plus grand confort, la fermeture est effectuée avec du fil résorbable. Un pansement compressif est effectué.

 

Après l’intervention

Une surveillance a lieu en salle de réveil d’abord, puis dans votre chambre.

Aucun système de drainage n’est nécessaire.

Le pansement est retiré le lendemain de l’intervention. Il est remplacé par le soutien-gorge en tissu élastique que vous aurez acheté avant l’intervention. Il est à conserver jour et nuit pendant 1 mois environ.

Pour un plus grand confort, les cicatrices sont protégées par des pansements collants type « steri-strips » laissés en place pendant 7 à 10 jours. La douche est autorisée dès le lendemain de l’intervention. Vous pouvez mouiller les cicatrices sous la douche et les « steri-strips ».

L’hospitalisation dure 2 jours. La sortie s’effectue donc le lendemain de l’intervention. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile.

De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines qui suivent l’intervention :

  • Souvent un œdème (gonflement) des seins. D’importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines.
  • Parfois des douleurs. Elles sont soulagées par les traitements antalgiques.
  • Les plasties mammaires peuvent entraîner une diminution de la sensibilité des aréoles, parfois définitive.

Toute intervention peut par ailleurs comporter des risques de complications.

La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par la plastie mammaire de réduction. Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence quelques mois après l’intervention.

Des consultations de contrôle sont prévues après l’intervention.

La reprise des activités sportives doit être progressive, à partir de 1 mois.

Le résultat définitif ne s’observe pas avant 6 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.

Les plasties mammaires à cicatrice verticale seule ont un aspect disgracieux pendant les premières semaines. Il ne faut pas s’en inquiéter, car le sein prend sa forme naturelle en deux mois environ.

Évitez les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l’intervention.

Quant à l’allaitement, il reste souvent possible après l’intervention, mais ne peut être garanti.

 

D’après les fiches d’information éditées par la SOFCPRE.